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Moi ce que j'aime c'est les monstres

Publié le 8 août 2019

Moi, ce que j'aime, c'est les monstres : Livre premier

Chicago, années 1960. Karen Reyes, 10 ans, se passionne pour les fantômes, les vampires et les créatures du même genre. Elle-même préfère s'imaginer en loup-garou qu'en femme. Lorsque sa voisine Anka Silverberg, survivante de la Shoah, meurt, elle mène des recherches sur l'Allemagne nazie et découvre la réalité complexe des monstres.


Si vous avez aimé Room vous aimerez ce roman graphique. Les deux romans ont en commun la capacité de se mettre à hauteur d’enfant avec une justesse impressionnante tout en intéressant un lecteur adulte.

On entre dans cette histoire de monstres aux multiples visages par les yeux de Karen Reyes, 10 ans et on découvre avec elle toute la richesse du terme monstre : il y a ceux qu’on croit être, qu’on voudrait être, ceux dont les autres nous affublent et puis il y a les vrais monstres ceux qui se repaissent de la souffrance sans jamais qu’un seul remord ne leur donne d’aigreurs d’estomac.

Au-delà de l’histoire, qui est passionnante, le dessin lui est tout bonnement époustouflant. Un travail phénoménal (il aura fallu 6 ans à l’auteure pour réaliser les 80 pages) qui donne le sentiment que tout a été réalisé au Bic y compris des reproductions de tableaux célèbres comme le Radeau de la méduse.

Création d’autant plus intéressante quand on connait l’histoire de l’auteure qui, suite à la piqûre d’un moustique, contracte une méningo-encéphalite et perd l’usage de ses jambes et de sa main droite (celle qui dessine bien sûr sinon c’est pas drôle). Après avoir repris des études d’art, scotché un crayon à sa main pour pouvoir dessiner et 6 ans de travail acharné est né un petit chef d’œuvre récompensé par le Fauve d’or du festival d’Angoulême.

Vivement le tome 2.

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